Le besoin de transmettre passé 45 ans :
un élan naturel et solidaire
À 45, 50 ou 60 ans, un nouveau chapitre de vie s’ouvre. Si vous en avez eu, les enfants ont grandi, votre vie professionnelle s’est stabilisée, et une petite voix se fait entendre : l’envie de transmettre quelque chose aux plus jeunes. Vous avez envie de partager votre expérience, de laisser une trace positive, de tendre la main à la génération suivante. Bonne nouvelle : c’est possible !
Pourquoi a-t-on envie de transmettre après 45 ans ?
Ce désir est profondément humain et répandu. Selon un baromètre sur la solidarité intergénérationnelle, 76 % des Français associent la solidarité entre générations au fait de transmettre (valeurs, savoirs, etc.) bien avant « aider » tout court.
Cette envie de transmettre n’est pas un hasard, elle fait partie du développement naturel. En psychologie, on parle du stade de la « générativité » autour de la quarantaine et de la cinquantaine. C’est la période où l’on cherche à contribuer à la société et aider la génération future.
Plusieurs facteurs personnels entrent en jeu :
- Le besoin de sens : Passé 45 ans, on fait souvent le bilan. Transmettre à un plus jeune, c’est une manière de donner du sens à son parcours en se disant que son vécu va servir à quelqu’un.
- L’expérience accumulée : À cet âge, vous avez sans doute surmonté des défis, acquis des compétences, des astuces de vie. Il devient naturel de vouloir partager ce bagage plutôt que de le garder pour soi.
- Le temps et la disponibilité : Un peu de temps se libère, on a envie de le consacrer à un projet porteur de valeurs. Même dans le milieu professionnel, on observe que 35 % des cadres de plus de 60 ans voudraient transmettre davantage leurs compétences aux plus jeunes collègues.
- L’envie de laisser une empreinte : Que ce soit transmettre un savoir-faire artisanal, des recettes de famille, ou simplement une vision de la vie, après 45 ans on pense souvent à la trace qu’on va laisser. On souhaite que ce qu’on a construit perdure ou profite à d’autres.
En somme, cette générosité intergénérationnelle correspond à un élan naturel de la quarantaine-cinquantaine. D’ailleurs, nos aînés jouent un rôle croissant dans la solidarité : par exemple plus d’1 bénévole sur 2 en France a plus de 60 ans.
Si vous ressentez ce besoin de transmettre, sachez que vous êtes loin d’être seul et que c’est une formidable opportunité de créer du lien.
Solidarité intergénérationnelle : créer du lien en aidant les étudiants
Et si transmettre pouvait prendre la forme d’un soutien à un jeune, notamment un étudiant. Aujourd’hui en France, de nombreux étudiants font face à des difficultés matérielles et sociales. Près d’1 étudiant sur 5 a recours à l’aide alimentaire pour manger à sa faim, et 36 % d’entre eux déclarent sauter des repas faute d’argent. Derrière ces statistiques, il y a des jeunes souvent éloignés de leur famille, qui jonglent entre études exigeantes et fins de mois difficiles.
La précarité étudiante n’est pas seulement leur problème : c’est un enjeu de société. Mais il est possible d’agir. Tendre la main à un étudiant en difficulté, c’est créer un pont entre deux générations qui ont beaucoup à s’apporter mutuellement.
La solidarité intergénérationnelle, c’est précisément ça : un échange gagnant-gagnant. Le jeune reçoit un soutien concret et humain ; l’adulte donne de son temps et de son cœur, et en retire une réelle satisfaction. D’après le baromètre cité plus haut, 67 % des Français estiment que le lien intergénérationnel permet de transmettre des valeurs essentielles. En aidant un étudiant, vous ne transmettez pas seulement un coup de pouce alimentaire, vous transmettez l’idée qu’il n’est pas seul, que quelqu’un croit en lui. C’est un puissant message d’espoir et de confiance que vous faites passer à travers un geste solidaire.
Parrainer un étudiant : transmettre bien plus qu’une aide alimentaire
Concrètement, comment aider un jeune étudiant près de chez vous ? C’est ici qu’intervient le parrainage solidaire avec l’association 1CabasPour1Étudiant. Le principe est simple : on met en relation dans une même ville un étudiant en situation précaire avec un parrain ou une marraine. Le parrainage implique, selon vos moyens, la remise régulière d’un cabas de courses (des produits alimentaires de base au minimum) et surtout la création de lien social. En effet, si le parrainage se matérialise souvent par un cabas de nourriture offert régulièrement, ce cabas est aussi un symbole : il contient aussi du soutien moral et du lien social (rencontres, invitations, loisirs partagés…). Autrement dit, aider un étudiant ne se limite pas à l’aider à manger à sa faim, c’est aussi lui apporter une écoute, des encouragements, mais aussi lui prodiguer des conseils et lui transmettre des choses, et le faire profiter d’une présence bienveillante.
En participant à un parrainage, vous allez créer une relation humaine unique. Vous pourrez, par exemple, inviter votre filleul (l’étudiant que vous parrainez) à prendre un café pour discuter, l’inviter à déjeuner le dimanche en famille, lui faire découvrir votre région, partager vos loisirs et passions, etc. Vous pourriez même l’accompagner dans une démarche administrative compliquée ou le conseiller dans sa recherche de stage. Chacun écrit sa propre histoire de parrainage. L’important est simplement de se retrouver régulièrement et préserver un bon équilibre entre aide alimentaire et lien social.
En savoir + sur le parrainage solidaire d’étudiants : Découvrez comment fonctionne le dispositif et comment devenir parrain/marraine.
Les bénéfices pour vous : transmettre, oui, et s’épanouir !
Aider 1 étudiant, c’est faire une grande différence dans son quotidien et dans la réussite de ses études, mais ça a aussi de bons côtés pour vous !
Donner du temps et de l’attention à un jeune renforce le bien-être, la santé, le sentiment de satisfaction personnelle chez les adultes d’âge mûr.
- Une nouvelle amitié enrichissante : Vous tissez un lien avec quelqu’un d’une autre génération. Ces échanges sont souvent très riches : vous partagez vos expériences de vie, et en retour vous découvrez de nouvelles perspectives, les idées et la culture d’une génération plus jeune. Cela permet de rester curieux et ouvert d’esprit.
- La fierté de faire la différence : Chaque rencontre, chaque cabas donné, chaque coup de fil pour prendre des nouvelles vous donnera le sourire. Vous voyez concrètement l’impact de vos actions. Par exemple, savoir que grâce à vous, votre filleul a pu manger équilibré ce mois-ci ou reprendre confiance avant ses examens, c’est une vraie fierté !
- Transmettre ses valeurs et savoir-faire : C’est l’occasion de partager ce qui compte pour vous. Que ce soit lui apprendre une recette familiale ou lui donner des conseils de gestion budgétaire, ces moments de transmission sont précieux.
Transmettre, c’est bâtir l’avenir (le sien et celui des autres)
En conclusion, ressentir le besoin de transmettre passé 45 ans est une formidable opportunité pour vous épanouir tout en aidant autrui. Dans un monde qui bouge vite, créer du lien intergénérationnel est sans doute l’une des clés d’une société plus solidaire et humaine. En partageant votre temps, vos connaissances et votre bienveillance avec un étudiant, vous faites vraiment la différence pour l’aider à surmonter une période compliquée.
Chaque rencontre que vous ferez, chaque repas partagé, chaque conseil donné est une petite pierre apportée à l’édifice d’un monde meilleur. À 45, 55 ou 65 ans, vous avez tant à offrir, et cette générosité vous reviendra multipliée, par le sourire d’un filleul, par la satisfaction de le voir s’épanouir… et peut-être même par un effet domino de solidarité (qui sait, plus tard ce jeune aidé aujourd’hui aidera à son tour quelqu’un d’autre !).
L’association 1CabasPour1Étudiant est là pour vous accompagner dans cette aventure humaine.
En rejoignant le mouvement, vous donnez vie à cette envie de transmettre qui vous tient à cœur, de la plus belle des manières : en changeant concrètement la vie d’un jeune près de chez vous, et en enrichissant la vôtre au passage.
Alors, prêt(e) à faire le grand saut et à devenir parrain ou marraine près de chez vous ?
Sources :
Fondation de France (2022). Baromètre de la fraternité en France.
Erikson, E. (1982). The Life Cycle Completed. (théorie de la générativité)
France Bénévolat & IFOP (2023). Le bénévolat en France.
Observatoire de la Vie Étudiante (2021). Conditions de vie des étudiants.
1CabasPour1Étudiant (2024). Comprendre la précarité alimentaire et sociale étudiante en France.
1CabasPour1Étudiant (2024). Devenir parrain ou marraine d’un étudiant.
INJEP (2020). Les seniors et le bénévolat en France.
France Stratégie (2023). Solidarités entre générations : quelles évolutions ?